Découverte de l’Harmonisation Globale

     Par la suite, une autre méthode de soin appelée NAET vint à ma connaissance grâce à plusieurs médecins qui la pratiquaient déjà et en parlaient avec conviction et enthousiasme. Une méthode mise au point par une femme médecin d’origine indienne, le Dr Nambudripad exerçant en Californie.


     Dans un désir toujours plus grand d’améliorer ma pratique de la médecine, j’achetai ses livres et les lus plusieurs fois avant de me convaincre que cette manière de traiter les allergies en quelques minutes seulement par la stimulation de certains points d’acupuncture pouvait donner des résultats ! Mon intérêt se trouva en grande partie éveillé par les exemples donnés qui avaient l’air véridiques.


     Cependant, ce qui me paraissait le plus difficile à mettre en application était de déterminer avec exactitude le méridien concerné d’après les symptômes présentés par le patient, afin de savoir quels points stimuler ! (N.B. : en Médecine Traditionnelle Chinoise, le méridien est une ligne de circulation d’énergie sur laquelle sont situés les points d’acupuncture).


     Avec l’OB, me dis-je alors, je dispose déjà d’une méthode pour rééquilibrer énergétiquement quelqu’un. Tous les méridiens arrivant à la tête ou ayant des connexions internes à ce niveau, un travail crânien devrait de toute façon être efficace même sans connaître le méridien en cause.


Je tentai alors une première expérience :

     Une de mes patientes était allergique à beaucoup de choses et particulièrement aux pommes de terre qui lui provoquaient immanquablement une crise d’urticaire chaque fois qu’elle en mangeait.


     Lors d’un de nos rendez-vous, je lui demandai de venir avec une pomme de terre et obtins son accord pour tester le nouveau type de soin que je venais de découvrir.


Voici ce qui s’est passé :
     Une fois dans mon cabinet, je la prie de s’allonger sur la table de soin et m’assieds à sa tête, en plaçant mes mains sous celle-ci. Je travaille de façon à ce que son organisme puisse rétablir alors son équilibre énergétique : le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP) que les ostéopathes connaissent bien, se régularise.


     Puis je lui mets une pomme de terre dans la main pour voir les répercussions sur son système énergétique et m’assieds dans la même position que précédemment : le MRP est anarchique !


     J’accompagne à nouveau le rééquilibrage des énergies en pratiquant un crânien alors qu’elle garde la pomme de terre dans sa main, jusqu’à ce que le MRP redevienne régulier. À ce moment-là, je lui enlève la pomme de terre et me mets à l’écoute du MRP: il est régulier.


     Je lui donne une nouvelle fois la pomme de terre : le MRP reste régulier. J’attends encore un peu avant de lui reprendre la pomme de terre mais il n’y a plus de modification du MRP !


     Je lui conseille alors d’attendre 24 heures comme le conseillait Dr Nambudripad, puis d’essayer de manger à nouveau une pomme de terre. Par appréhension, elle a en fait attendu plus longtemps mais a pu le faire sans qu’aucune crise d’urticaire ni autre manifestation allergique ne se déclare. Et jusqu’à ce jour, (plus de 6 ans), elle peut manger des pommes de terre sans problème…


     À la suite de ce premier résultat encourageant, j’ai commencé à traiter avec succès quelques-uns de mes patients présentant des allergies avérées à certains produits.


     Dans ses livres, le Dr Nambudripad parlait aussi du Test de Réponse Musculaire (TRM) pour déterminer les produits auxquels les patients sont allergiques (ou intolérants), mais cette méthode me paraissait inappropriée, tirée par les cheveux.


     C’est alors que le Dr Bagur de Lyon, un des médecins qui m’avait parlé de la méthode NAET m’a invitée à une nouvelle formation. Pensant qu’il s’agissait d’un enseignement concernant cette pratique, je me suis inscrite. En fait, il n’en était rien : c’était un séminaire sur la Thérapie du Champ Mental (TCM), une méthode de soin créée par le Dr Roger Callahan.


     Comme j’avais fait le déplacement, j’ai suivi ce cours qui nous apprenait, entre autres, à pratiquer le test de réponse musculaire (TRM).


     Je dois avouer que je fus d’abord très sceptique et que pour m’aider à y voir plus clair, je me proposai comme volontaire pour réaliser la première expérience qui nous était soumise :
     Je devais tendre un bras et me nommer par mon prénom pendant que l’enseignant exerçait une pression sur ce bras. Puis dans un deuxième temps, alors que nous procédions de la même façon, je devais me désigner par un autre prénom que le mien.


     J’ai tendu le bras et j’ai été très surprise de voir qu’effectivement, quand je me nommais par mon prénom, mon bras résistait alors que quand j’utilisais un autre prénom, je n’arrivais pas à résister à la pression qui s’exerçait sur lui.
     Nous avons ensuite pratiqué deux par deux en constatant que l’effet se produisait toujours : quand j’exerçais une pression sur le bras de mon voisin, ce dernier manquait de force chaque fois qu’il disait porter un autre prénom que le sien.


     Puis nous avons appris à traiter les peurs.


     Dans un premier temps, il nous a été demandé de vérifier que la simple évocation d’une peur par une personne lui faisait baisser son énergie. On nous a expliqué ensuite que le traitement se pratique alors en stimulant par massage les points des deux branches du méridien vessie de la personne (dans le dos, de chaque côté de la colonne vertébrale) pendant qu’elle évoque sa peur. La séance se termine en vérifiant par le TRM que l’évocation de l’objet de la peur n’entraîne plus de baisse d’énergie.


     Lorsque je me suis livrée à cette deuxième expérience, j’ai effectivement pu constater que la réponse donnée au TRM avait changé, mais mon scepticisme persistait : quel crédit pouvais-je donner à ce genre de méthode? Quelque temps plus tard pourtant, à mon grand étonnement, j’ai pu vérifier sur moi-même que la peur de parler en public qui me tétanisait auparavant, avait bien disparu…


     J’en vins alors à la conclusion que la stimulation des points du méridien vessie dans le dos est une autre façon de traiter tous les méridiens puisque chaque point « Mu » situé à ce niveau est relié à un autre méridien. De retour à mon cabinet, et pour traiter les allergies, j’abandonnai le travail crânien que je faisais jusque-là pour permettre la ré-harmonisation et essayai de l’obtenir par une stimulation des points du méridien vessie dans le dos. Avec chaque fois d’excellents résultats !


     Comme avec l’OB j’avais appris à traiter dans l’aura (l’enveloppe énergétique qui entoure chaque être), j’essayai aussi de désensibiliser en étant simplement présente à côté du patient, dans la même attitude que celle que j’adoptais pour pratiquer en OB. Et les mêmes résultats furent au rendez-vous !


     J’ai alors essayé de déterminer quelle devrait être la meilleure méthode à utiliser, mais sans pouvoir trancher puisque une fois qu’on a traité une allergie d’une certaine façon, on ne peut plus utiliser une autre méthode pour répéter l’expérience : la nocivité de l’allergène ayant totalement disparu !


     Pour certains patients le traitement dure deux minutes, pour d’autres cinq, quelle que soit la méthode employée : tout dépend, je crois, de l’influence plus ou moins grande du psychisme dans le trouble.


     Évidemment, j’ai aussi proposé à certains patients de les aider à se débarrasser de leurs peurs. C’est ainsi que j’ai pu aider une femme à passer un examen auquel elle avait déjà échoué plusieurs fois à cause d’une panique irraisonnée…


     L’efficacité de ces différentes méthodes reste la même : que je pratique en crânien, que je stimule les points du dos, ou que je reste simplement à côté du patient, du moment que je me mets en état de « présence » pendant qu’il évoque ses peurs, son mal-être, son allergie, et qu’il tient l’allergène...


     J’ai aussi essayé de reproduire le test de réponse musculaire (TRM) et les résultats ont été tout aussi encourageants ! Grâce à lui, il m’est beaucoup plus facile de traiter les patients qui présentent des symptômes d’allergie : urticaire, eczéma, asthme, rhinite, conjonctivite…, je leur demande d’apporter un échantillon de tous les aliments qu’ils ont avalés avant la crise ou des produits avec lesquels ils ont été en contact… Le TRM me permet alors de déterminer le ou les éléments à l’origine de l’allergie, et je procède ensuite à la réharmonisation de la personne en utilisant le ou les produits en cause. Je vérifie ensuite le résultat par le TRM. Habituellement, il n’y a plus de réaction anormale lors d’un nouveau contact.


     C’est incroyable d’arriver à désensibiliser quelqu’un en un quart d’heure (à la poussière par exemple) alors que les traitements habituels nécessitent plusieurs années d’injections hebdomadaires ! (Maintenant certaines désensibilisations se font par voie buccale, mais il faut toujours un an minimum).


Les vitamines, le sucre…


     Dans son livre le Dr Nambudripad parle aussi d’intolérances aux vitamines. Ce qui m’a d’abord laissée très sceptique jusqu’au jour où une femme âgée est venue me consulter. Voici comment s’est déroulée la séance :
     Elle est très fatiguée, présente une ostéoporose très importante et ne supporte pas le soleil. Je lui demande si elle prend de la vitamine D. Elle me répond que son médecin lui en a donné, mais qu’elle ne la supporte pas. Alors je lui prescris une prise de sang pour en mesurer le taux. Quand le résultat du dosage revient, le déficit en vitamine D est très important : moins de la moitié de la valeur minimale ! J’insiste donc pour qu’elle reprenne de la vitamine D. Quand je la revois un mois plus tard, elle me dit qu’elle en a repris pendant une semaine, puis qu’elle a de nouveau arrêté : chaque fois qu’elle l’absorbe, elle doit s’allonger pendant trois heures tellement ça la fatigue…


     Je repense au livre du Dr Nambudripad et procède au TRM : son bras s’effondre dès qu’elle est en contact avec la vitamine D. Je la désensibilise donc et vérifie qu’après cette réharmonisation, la résistance musculaire du bras reste cette fois intacte quand elle est à nouveau en contact avec la vitamine D. Puis je lui demande de rependre le traitement à partir du surlendemain.


     À partir de ce jour elle a pu le reprendre, l’a bien supporté et se sent beaucoup moins fatiguée, en particulier quand elle va au soleil.


     C’est à ce moment-là que j’ai commencé à pratiquer le TRM pour les différentes vitamines et le sucre chez des patients fatigués sans raison évidente. Les résultats se sont révélés spectaculaires quand je leur découvrais une intolérance à un produit ou à plusieurs et que je les ré-harmonisais avec ces éléments.


     Le Dr Nambudripad prétend aussi que la plupart du temps, la dépendance physique à l’alcool est favorisée par une intolérance au sucre et/ou aux vitamines B. C’est pourquoi j’ai testé cette intolérance par TRM chez des personnes alcooliques qui souhaitaient arrêter et qui n’y arrivaient pas…


     Dans leur cas, la ré-harmonisation au sucre et/ou à la vitamine B aide beaucoup pour supprimer les troubles apparaissant à l’arrêt de l’alcool, mais n’agit pas sur la dépendance psychique.


     Pour agir sur une dépendance psychique, il est important de se faire aider par des amis, des associations d’anciens alcooliques, des psychologues, de suivre des post-cures, éventuellement de pratiquer l’Harmonisation Globale pour
surmonter les blessures psychiques… Mais le sevrage physique est grandement facilité par la méthode du Dr Nambudripad.


     À noter qu’il ne faut pas désensibiliser un alcoolique à l’alcool. Par contre on peut désensibiliser à l’alcool une personne qui ne supporte pas le moindre verre de vin, qui réagit même aux bonbons contenant de l’alcool. Elle ne deviendra pas alcoolique, mais pourra trinquer et boire un peu de champagne, par exemple pour fêter un événement, sans risquer une migraine le lendemain.


     J’ai aussi essayé de désensibiliser à la cigarette, mais sans résultat : la personne ré-harmonisée à la cigarette continue à fumer autant qu’avant, mais ne culpabilise plus quand elle prend une nouvelle cigarette !


     Évidemment, j’ai continué à traiter les peurs avec des résultats toujours aussi surprenants. En voici quelques exemples.


Les peurs, le stress post-traumatique


      Une de mes amies avait vécu le bombardement de Nancy en 1944 et depuis cette date, faisait toujours le même cauchemar dans lequel les avions arrivaient, les bombes tombaient, le tout dans un vacarme assourdissant… Immanquablement, elle se réveillait à ce moment-là et sa nuit en était bouleversée. Il lui était aussi resté une peur des avions qui passent dans le ciel: elle avait alors des palpitations, des sueurs... Je lui proposai de traiter sa peur des avions :

     Au TRM, le bras chute lorsqu’elle évoque sa peur des avions. Je lui demande de répéter : « j’ai peur des avions » tandis qu’à côté d’elle, je reste centrée, ancrée, en état de présence. Pendant les 5 minutes de travail, sa poitrine se serre, des sueurs apparaissent ; puis elle se sent à nouveau calme. Je pratique un nouveau contrôle par le TRM et cette fois-ci, le bras résiste !


     Quand je la revois 15 jours plus tard, je lui demande si elle a encore fait ses cauchemars, et elle me répond qu’elle n’a plus peur des avions, mais que ses cauchemars ont continué, avec une variante cependant : les bombes tombent toujours, mais il n’y a plus d’avions pour les larguer!
     Alors nous avons traité la peur des bombes et depuis elle ne fait plus de cauchemars…


     Un tel travail demande une grande précision comme on le voit. Il faut être très pointu au sujet des « cibles » à traiter pour arriver à un résultat complet.


     Au cours de son enseignement, le Dr Bagur nous avait également parlé du traitement des grands sentiments toxiques : rancune, haine, regret, culpabilité, jalousie, remords… qui devaient se traiter de la même manière. Je m’interrogeais encore à ce propos jusqu’à ce que je sois confrontée au cas suivant :
     Une patiente que je vois régulièrement et qui souffre d’une sclérose en plaques arrive complètement déstabilisée au cabinet médical : son mari l’a quittée pour aller vivre chez sa maîtresse dans le même village. Ils ont deux enfants de 10 et 12 ans. Depuis huit jours cependant, il est de nouveau à la maison : il souhaite refaire un essai et vivre à nouveau dans sa famille. Mais, me dit-elle, chaque fois qu’elle voit son mari, elle pense à l’ « autre » et n’arrive pas à retrouver une attitude normale avec lui.
     Je lui demande alors si elle souhaite que je l’aide à se débarrasser de sa jalousie. Comme elle acquiesce, je teste la jalousie par le TRM : le bras chute. Je lui demande alors de répéter le mot « jalousie », pendant que je reste ancrée, centrée et reliée à elle, dans ce que j’appelle l’état de « présence ».


     Pendant ce traitement, elle manifeste des troubles physiques : boule dans la gorge qui rend la parole difficile, sensations de constriction de la poitrine, bouffées de chaleur… puis tout rentre dans l’ordre. Je pratique à nouveau le TRM : le bras reste solide quand elle évoque la jalousie.


     Quand elle revient en consultation un mois plus tard, je lui demande comment les choses se sont passées. Elle me répond que les trois semaines qui ont suivi se sont bien déroulées avec son mari et ses enfants, et qu’elle ne ressentait plus du tout de jalousie. Mais son mari est retourné vivre chez sa maîtresse ! Et si la jalousie n’est pas réapparue, une grande colère l’a remplacée... Je lui dis qu’il me semble normal de ressentir de la colère vu les circonstances, mais elle me répond que sa colère l’empêche d’être calme quand son mari vient chercher les enfants pour les amener au foot, et qu’elle a alors très envie de lui crier ses quatre vérités et de le frapper. Si elle se retient, c’est à cause des enfants qu’elle souhaite évidemment préserver. Par ailleurs, elle a beaucoup de mal à leur parler en positif de leur père…


     Après lui avoir proposé de traiter sa colère, comme on avait fait le mois dernier pour la jalousie, je commence le test : l’évocation de la jalousie ne fait plus baisser son bras c’est certain ; par contre, il en va tout autrement au sujet de la colère qu’elle ressent contre son mari. Nous refaisons donc le même exercice en employant les mots suivants : « colère contre mon mari ». De nouveau des bouffées de chaleur et des angoisses se manifestent pendant environ 5 minutes, et, ensuite, tout rentre dans l’ordre. Au contrôle, le bras résiste à l’évocation de la colère.


     Un mois plus tard, elle me dit que les choses se passent au mieux. Son mari continue à prendre en charge les enfants quand il peut, elle ne ressent plus de colère et a retrouvé le sommeil… Quelques semaines plus tard, elle fait la connaissance d’un nouvel ami et se met en ménage avec lui !


     Pour le Dr Callahan, créateur de la Thérapie du Champ Mental, (p.26 de son livre « Cinq minutes pour traiter vos phobies »), « il existe une similarité intéressante entre l’allergie et la phobie. Toutes deux semblent se développer spontanément. Toutes deux sont en rapport avec une prédisposition génétique et toutes deux se manifestent par une confusion des réponses qui devraient servir à protéger l’organisme.


     "Le système immunitaire sert à contrôler automatiquement toute substance dangereuse ou chimique (germes, virus, corps étranger) qui pourrait pénétrer dans le corps. On sait maintenant que les allergies résultent d’une « panne » du système immunitaire. Celui-ci devenu pour une raison ou une autre incapable d’identifier un danger réel « protège » le corps contre une substance sans danger.

     Comme le système immunitaire, avec son système automatique de protection, le système de défenses psychologiques sert à protéger l’organisme du danger. Les phobies semblent alors résulter d’une « panne » de ce système. Les mains moites, les palpitations, l’accélération du rythme cardiaque et la décharge d’adrénaline sont autant de symptômes de la réponse «attaque/évitement» qui, dans des situations réellement dangereuses, nous sauve la vie. Mais quand il n’y a pas de danger réel, ces réponses peuvent être, en elles-mêmes, un facteur de stress pour l’organisme humain."


     Il existe des intrications entre les agressions psychiques et les allergies : c’est aussi ce que j’ai pu constater en traitant le cas suivant :
     Je reçois un enfant de huit ans qui souffre de rhinite  allergique. En effectuant le TRM, je mets en évidence uneréaction anormale à la poussière. Je procède à la réharmonisation et le TRM montre alors que la poussière ne le perturbe plus. Je le revois quelque temps plus tard et apprends qu’il a été tranquille pendant trois mois, jusqu’au jour où sa rhinite a repris brutalement (un mois plus tôt environ), sans raison apparente.
     Je pratique à nouveau le test du TRM en pensant qu’il est peut-être allergique à autre chose, mais m’aperçois que c’est toujours à la poussière. Lorsque je demande ce qui s’est passé, l’enfant et la mère me disent. « Rien de particulier !» J’insiste un peu pour savoir si un événement stressant s’est produit, même banal, et j’apprends alors que le petit garçon s’est fait insulter à
l’école. Je recommence le test TRM en lui demandant de prononcer la phrase : «je me suis fait insulter» et le bras baisse!
     Je pratique l’Harmonisation Globale en la centrant sur l’insulte, puis teste à nouveau la réaction à la poussière : tout est rentré dans l’ordre à ce niveau-là et sans avoir eu à recommencer l’Harmonisation Globale pour cette rhinite allergique !


     On voit très bien dans ce cas, que l’enfant était redevenu allergique à la poussière suite à des insultes. Son inconscient a-t-il voulu ainsi « matérialiser » le fait d’avoir été sali ? On peut l’envisager.


     Dans d’autres cas traités pour des problèmes d’allergie, le patient, alors qu’il est en contact avec l’allergène, revit une scène du passé qui est en rapport avec l’allergie elle-même. En voici un exemple :
     Je travaillais à l’époque sur une femme qui présentait une allergie au froid depuis l’âge de 6 ans. Or, cette allergie s’aggravait depuis quelques mois. Durant le traitement de « désensibilisation au froid » par ré-harmonisation, une réminiscence de son passé a surgi : une scène de son enfance où elle se battait avec sa sœur dont elle était jalouse, et qui s’est terminée pour elle par une chute dans un ruisseau d’eau glacée.
     Depuis cette époque, elle ne supportait plus le froid et faisait de l’eczéma dès que la température descendait. L’aggravation de cet eczéma correspondait en fait à l’emménagement de sa sœur près de chez elle. Même si elle ne ressentait plus d’animosité envers cette dernière, son inconscient, lui, l’avait gardée en mémoire.
     Son eczéma au froid n’a pas disparu complètement après cette première séance, mais elle n’est pas revenue en consultation. Je pense qu’il aurait fallu poursuivre, traiter la jalousie et rechercher d’autres causes derrière la jalousie : peur de ne pas être aimée, besoin de tendresse non satisfait, situation
d’échec…
     Il est toujours important de faire revenir le patient pour évaluer les résultats et comprendre pourquoi certaines améliorations restent insuffisantes. Les échecs nous apprennent souvent plus que la réussite.


Voici un autre type d’expérience avec l’HG :
     Je reçois des amis un soir. L’un d’eux se plaint d’une douleur au genou et demande à une de mes filles, qui pratique aussi l’OB, de le soigner. Comme elle n’a pas envie de se lancer dans ce type de soin à ce moment-là, elle lui propose plutôt d’essayer l’HG et pratique le TRM en lui demandant d’évoquer son genou douloureux : le bras tombe. Elle se met alors en état de « présence » pour le traiter pendant qu’il se focalise sur sa jambe pendant 5 minutes environ. L’exercice terminé, mon ami n’a plus eu mal à la jambe !


     Sur le moment bien sûr, la rapidité du résultat m’a laissée sceptique : je me suis dit que c’était comme une sorte d’hypnose et qu’en conséquence, ça n’allait pas durer… Mais j’avais tort. Je décidais alors de faire la même expérience sur moi : j’avais à l’époque de fortes douleurs au niveau de l’épaule et du cou et demandai à un thérapeute formé par mes soins à l’HG de la mettre en pratique sur mes douleurs. Il procède au TRM pendant que j’évoque mon épaule et mon cou : le bras tombe. Puis il se met en état de présence pendant que je continue à me focaliser sur mon bras et mon cou et je ressens le travail qui se fait dans mon cou : les tissus se mobilisent, mes vertèbres cervicales remuent et reprennent leur position normale. La douleur diminue dans l’épaule… M’étant déjà prêtée à une séance d’hypnose pour mon dos, je m’aperçois que je n’avais
pas du tout ressenti les mêmes choses. Avec l’hypnose, la douleur s’était seulement un peu « endormie » quelques jours, ce qui n’était déjà pas si mal. Mais grâce au traitement par l’HG la structure physique avait bougé ! Je me suis sentie beaucoup mieux et ça a duré…


     Devant ces résultats, j’ai commencé à montrer à d’autres personnes comment effectuer le TRM et le travail d’Harmonisation Globale. Ceux qui les mettent en pratique obtiennent les mêmes résultats que moi.


     La description de cette mise en pratique fera l’objet des pages suivantes.