Suite de traumatisme

     

          Claudette est psychothérapeute et a eu un accident de voiture il y a 2 ans : violent choc arrière par un poids lourd. Conséquences : traumatisme crânien, enfoncement thoracique, entorse de la jambe droite...

            Actuellement, elle souffre toujours des vertèbres cervicales ainsi que du nerf d’Arnold, elle a des douleurs au thorax, au niveau de la hanche droite et du genou. Elle a été contrainte d’arrêter son activité professionnelle. Depuis l’accident, elle se sent mal comprise par le milieu médical. 

 

      A la première séance, le praticien a d’abord fait un travail sur le corps lui-même avec l’Ortho-Bionomy (OB, une forme douce d'ostéopathie). Mais il s’est aperçu qu’il y avait beaucoup de peurs bloquées en elle depuis l’accident et a proposé un travail en HG sur la peur d’être paralysée ressentie par la patiente et qu’elle n’avait pas pu gérer.

         Il propose à Claudette un travail en HG: il lui explique la méthode, et lui propose de tester: "J'ai peur d'être paralysée": la phrase fait chuter son bras. Claudette va répéter la phrase pendant que le praticien reste en HG. 

 

          A la deuxième séance, Claudette signale une nette amélioration de ses douleurs cervicales et de sa cheville. Après les soins en OB, Claudette parle de sa peur des camions quand elle est sur la route.

             La phrase: "j'ai peur des camions" n'entraine pas de chute du bras, contrairement à la phrase: "j'ai peur de ma faire rentrer dedans pas un camion".

            C'est donc cette phrase qui sera choisie pour le travail en HG.

            Après l'harmonisation, le bras ne chute plus avec la phrase, mais le contrôle sur les douleurs cervicales, montre un bras beaucoup plus solide.

 

           A la troisième séance, le praticien indique à Claudette qu'il serait bon de continuer à travailler en HG sur ses mémoires émotionnelles car il ressent un blocage de la circulation d'énergie dans le corps de Claudette.

            Claudette explique alors qu'elle a été violée par son père à l'âge de 3 ans, père décédé il y a 20 ans. De plus elle s'est sentie rejetée par sa mère et n'a jamais eu de relations harmonieuses avec un homme. Elle est actuellement amoureuse d'un homme, Eric, mais cette relation ne s'est pas concrétisée: il est marié et est tantôt dans la séduction, tantôt dans le rejet. Claudette est triste et en colère.

          Les phrases retenues et harmonisées:

          " J'ai beaucoup pleuré à cause d'Eric".

           " J’ai peur de l’amour "

       Claudette ressentait le besoin de pardonner à ses parents et elle a souhaité harmoniser:

           " Je pardonne à papa " (dans un rêve, elle avait vu son père qui partait à l'étranger et qui lui demandait pardon). 

 

           " Je pardonne à maman de m’avoir rejetée "

       

       Le TRM de contrôle montre un bras fort avec toutes les phrases.

 

     Le véritable pardon nécessite une reconnaissance, une acceptation du traumatisme (accepter, ce n’est pas approuver), ce qui va permettre une transformation. On ne peut pardonner en niant les événements, en disant qu’ils n’ont pas exister : cela permet seulement la survie en se mettant momentanément à l'abri des mémoires qui vont perturber le fonctionnement optimal de la personne. Pardonner, c’est aller au-delà de ce qui a été donné.

 

     Depuis, Claudette est en meilleure forme, elle n’a plus de peur, elle a confiance dans l’avenir, le pardon à son père a été libérateur.

 

       NB, La séance est allée bien au-delà de l'accident et de ses conséquences, mais cet accident a été l'occasion d'un travail très important sur les mémoires enfouies.